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TOULOUSE


Découvrez l'évolution de la ville à travers une sélection de plans anciens conservés aux Archives municipales de Toulouse.

LES PLANS DE TOULOUSE DE 1493 À LA FIN DU XVIIE SIÈCLE


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Les plans de Toulouse de 1493 à la fin du XVIIe siècle

Atlas de Nuremberg, Hartmann Schedel, 1493


 [Vue perspective imaginaire de Toulouse] Cette gravure sur bois, en noir et blanc, qui accompagne le texte ne correspond pour les historiens et les archéologues à aucune réalité. Texte en allemand, extrait de l'encyclopédie des connaissances historiques et géographiques de la fin du Moyen-Age "Chronique de Nuremberg" d'Hartmann Schedel (1440-1514), médecin et chroniqueur. De cette encyclopédie, ornée de 1800 gravures sur bois réalisées par Michael Wolgemuth, furent tirés pour la même année 1493 deux éditions différentes, une traduction en latin, une autre en allemand, dont est tiré ce feuillet. Le paragraphe consacré à Toulouse dans ce "cinquième âge du monde" mêle histoire et légende. La ville aurait été fondée par un troyen du nom de Tolosus, puis colonisée par les Romains qui y édifièrent un amphithêatre, un capitole et d'autres monuments. Archives municipales de Toulouse, 20 Fi 305.

[Vue perspective imaginaire de Toulouse] Cette gravure sur bois, en couleurs, qui accompagne le texte ne correspond pour les historiens et les archéologues à aucune réalité. Texte en allemand, extrait de l'encyclopédie des connaissances historiques et géographiques de la fin du Moyen-Age "Chronique de Nuremberg" d'Hartmann Schedel (1440-1514), médecin et chroniqueur. De cette encyclopédie, ornée de 1800 gravures sur bois réalisées par Michael Wolgemuth, furent tirés pour la même année 1493 deux éditions différentes, une traduction en latin, une autre en allemand, dont est tiré ce feuillet. Le paragraphe consacré à Toulouse dans ce "cinquième âge du monde" mêle histoire et légende. La ville aurait été fondée par un troyen du nom de Tolosus, puis colonisée par les Romains qui y édifièrent un amphithêatre, un capitole et d'autres monuments. Archives municipales de Toulouse, 20 Fi 349.

Ces deux versions d'une même gravure sur bois représentent, comme l'indique le titre « Tolosa », la ville de Toulouse. Elles sont extraites de la Chronique de Nuremberg écrite par Georges Braun en 1493. Ce livre allemand est composé de descriptions des grandes villes d'Europe.
Sur cette représentation de la ville de Toulouse des détails font penser à une ville orientale (ex : le croissant de lune sur les clochers). Hartmann Schedel a utilisé la même gravure pour décrire plusieurs villes. Nous sommes donc en présence d'un document qui ne représente pas de façon réaliste cette ville à la fin du XVe siècle.

Consulter la notice dans la base de données des Archives municipales de Toulouse.

Civitas Tholosa, Nicolas Bertrand, 1515


Cette gravure sur bois illustre l'ouvrage Gesta Tholosanorum écrit en 1515 par Nicolas Bertrand. Il s'agit d'une vue cavalière de la ville de Toulouse.

 

Cette gravure sur bois illustre l'ouvrage Gesta Tholosanorum  écrit en 1515 par Nicolas Bertrand. Il s'agit d'une vue cavalière de la ville de Toulouse.
Au centre, trois personnages sont représentés. Deux d'entre eux bâtissent un mur tandis que le troisième, couronné, revêtu d'un manteau à parement et collet d'hermine, avec un sceptre dans la main droite, montre du doigt la construction. Il s'agit du roi Lemosin, fondateur mythique de la ville, accompagné de deux artisans-maçons.
Cette gravure ne représente pas la ville de manière fidèle. L'image de petite taille laisse peu d'espace pour la dessiner en totalité, c'est pourquoi l'auteur s'est attaché à représenter ses monuments les plus caractéristiques. Certains sont reconnaissables comme le Château Narbonnais avec ses tours et ses moulins, la cathédrale Saint-Etienne, l'église Saint-Sernin et celle de la Dalbade, mais aussi les moulins du Bazacle qui enjambent partiellement le fleuve.
La Garonne est franchie par un pont couvert, celui de la Daurade. Cet unique pont relie le faubourg Saint-Cyprien à la ville. Dans ce faubourg, l'église Saint-Nicolas domine les bâtiments conventuels des Feuillants et Feuillantines, ainsi que l'hospice Saint-Jacques qui se trouve à gauche de l'église.
Enfin cette gravure offre une vision des remparts qui ferment la ville à cette époque.

Plan de Melchior Tavernier et sa contrefaçon, 1631


Plan de la ville de Toulouse en couleur inspirée du plan Tavernier. 1631. Plan probablement tiré d'un atlas au vu du texte qu'il y a au dos. Archives municipales de Toulouse, 20 Fi 359.

Plan gravé. (1631). "Plan de la ville de Tholose", gravé à Paris chez Melchior Tavernier deux exemplaires Archives municipales de Toulouse, ii671.

Melchior Tavernier, originaire d'Anvers, était marchand d'estampes et de cartes géographiques à Paris, dans la première moitié du XVIIe siècle. Cette eau forte est le premier plan de la ville alliant une représentation géographique et une représentation figurative. Sur ce plan détaillé, les édifices sont dessinés en perspective et les plus importants sont identifiés grâce à une légende. Par ailleurs, les noms des rues y sont portés. Le blason de la ville de Toulouse est placé en haut à gauche de la gravure.
Ce plan, daté et signé, a été de nombreuses fois copié et contrefait, comme dans la version aquarellée que nous présentons où des décors ont été ajoutés autour de la légende.
Le cœur de la ville est, à l'image des villes médiévales, un nœud de petites rues tortueuses et d'édifices pour la plupart religieux.
En 1631, la Garonne est traversée par trois ponts : le Pont de Clary (ou Pont de bois), le Pont-Neuf, et le Pont (couvert) de la Daurade. Celui-ci, construit au XIIe siècle, est régulièrement abîmé par les crues de la Garonne. En 1631, il est réparé en attendant que le Pont-Neuf soit terminé. En 1639, sa démolition est commencée.
La première pierre du Pont Neuf est posée le 7 janvier 1544 et il est ouvert à la circulation en 1632. Lorsque Melchior Tavernier dessine ce plan, le Pont-Neuf est donc encore en travaux. Devant leur lenteur, les capitouls, en 1613, décident la construction d'un pont de bois provisoire. Il s'agit du Pont de Clary (ou Pont de bois) qui relie l'île de Tounis à la rive gauche.
La ville est contenue dans une enceinte, mais il faut noter la présence extra-muros de « moulins à roue pour arroser les jardins ». Les portes de la ville sont représentées, mais avec une erreur : l'auteur a inversé dans sa légende la Porte de Muret et la Porte de l'Isle, dans le faubourg Saint-Cyprien.

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Description de la métropolitaine ville de Toulouse Université et siège du parlement de Languedoch, I. Boisseau, 1645


"Description de la métropolitaine ville de Toulouse université et siège du parlement du Languedoch" I. Boisseau

Cette gravure à l'eau forte offre une représentation en perspective cavalière de la ville de Toulouse. Quelques noms de rue sont notés sur le plan et une légende dresse la liste des principaux édifices. Le blason de la ville de Toulouse est placé en haut à gauche de la gravure.
Il est évident que ce plan est une copie du plan Tavernier, les nombreuses similitudes entre les deux permettent de l'affirmer. De plus, il comporte des erreurs chronologiques : l'auteur a, en effet, dessiné les ponts de bois, de la Daurade et le Pont-Neuf. Or en 1645, le Pont de bois (ou de Clary) n'existe plus, ayant été détruit en 1636 par la crue de la rivière. Le Pont de la Daurade a également disparu : il n'en reste plus alors que quelques piles.
En outre, l'erreur d'inversion des Portes de Muret et de l'Isle, déjà présente sur le plan de Melchior Tavernier, se retrouve encore sur ce plan.
Cette gravure n'est donc pas une représentation fidèle de Toulouse en 1645.

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THOLOSE, Nicolas BEREY, 1663


Extrait de "Toulouse d'après les Plans Anciens", par Nicolas Berey. Photomontage réunissant les 2 parties de l'original. Feuilles : 47,5 x 88 cm Cuvette : 26,4 x 68,5 cm. Archives municipales de Toulouse, 20 Fi 415.

"A Paris chez Nicolas Berey enlumineur du Roy, proche des Augustins au bout du Pont Neuf aux deux globes, avec privilège de Sa Majesté, 1663 "
C'est un plan en vue cavalière gravé sur deux feuilles, dont l'une se trouve au musée Paul-Dupuy et l'autre au musée du Vieux–Toulouse.
Il est inspiré du plan de I. Boisseau ainsi que de celui de Melchior Tavernier. En effet, les ponts de la Daurade, de bois (ou de Clary) et le Pont-Neuf sont représentés. Or en 1663, seul le Pont-Neuf était en activité, les deux autres ayant été détruits.
Comme sur le plan Tavernier et le plan Boisseau, les portes de Muret et de l'Isle à Saint-Cyprien sont inversées.
Ce plan est intéressant par ses nombreux détails. Il est habité de multiples petits personnages qui donnent de la vie à la ville. L'auteur a également représenté les vestiges des arcs de l'aqueduc romain au premier plan.

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Gravures représentant Toulouse, fin du XVIIe siècle


Toulouse, ville capitale du Languedoc, archevesché, parlement et université. Deuxième moitié du XVIIe siécle. Vue d'ensemble de Toulouse depuis une éminence située à l'ouest de la ville. Gravure colorisée. En Bas (illisible) : "A Paris, Basset, imprimeur rue St Jacques". Feuille : 32,7 x 17,2 cm Cuvette : 24,5 x 15,5 cm Archives municipales de Toulouse, 45 Fi 74.

Toulouse, Ville de France dans le Haut Languedoc sur la Garonne qui la coupe en deux parties et qu'on y passe sur un très beau pont de pierres nommé le Pont Neuf est la plus grande et la plus peuplée après Paris et Lion. Le parlement de Toulouse est le second de France de même que son Université fondé en l'An 1233 par le Pape Grégoire IX. Sa maison de Ville est célèbre par le nom de Capitole d'où est venu celui de Capitouls que l'on donne aux Consuls. DE POILLY, J.B (graveur), 1639. Archives municipales de Toulouse, 45 Fi 288.

Ces deux gravures quasi-identiques posent des problèmes de datation et d'auteur. C'est une vue cavalière de la ville de Toulouse.
La gravure 45 Fi 288 est signée par l'imprimeur J.B. Poilly. Mais la seconde (45 Fi 74), en couleur, n'est pas signée. Celle-ci semble être une copie de la première mais le sens est inversé (le Nord est à droite au lieu d'être à gauche).
Les légendes ne sont pas les mêmes. Les édifices sont pour la plupart difficilement identifiables. La légende permet de repérer quelques monuments, mais il semblerait que certains sont mal positionnés (exemple : la cathédrale Saint-Etienne).
Il est possible de donner une datation approximative par rapport à l'histoire des ponts. En effet, le Pont-Neuf est le seul représenté. Le Pont de la Daurade a été détruit en 1639, et sur ces gravures nous pouvons en voir les ruines. De plus, l'arc de Triomphe du Pont-Neuf est en place. Flanqué de deux tours, il a été construit en 1642 pour donner une entrée monumentale à la ville de Toulouse. Ces gravures sont donc postérieures à cette date.
De nombreuses versions de ce plan existent mais elles ont toutes des différences, principalement dans les décors au premier plan.

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Voir aussi l'album Flickr


Toulouse en vue(s), l'album 1515-1941

Toulouse en vue(s), l'album 1515-1941

 

 

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