Urban-Hist

le patrimoine à la carte


Urban-Hist est un vaste programme proposant de découvrir l'histoire de la ville et son patrimoine à travers une carte interactive et/ou une application mobile.

Le patrimoine toulousain à la carte


Les Archives municipales de Toulouse gèrent, mutualisent, mettent en valeur et diffusent des données sur le patrimoine toulousain grâce à un site Internet cartographique : Urban-Hist, outil de connaissance du patrimoine toulousain.

logo urban-histGrâce à Urban-Hist, l'internaute accède à des ressources sur l'histoire de Toulouse via une carte interactive : archéologie, cadastres anciens, documents iconographiques, carte thématique sur l'évolution urbaine au fil des siècles, patrimoine architectural, glossaire…

La mise à jour des informations est réalisée quotidiennement. Une équipe de spécialistes en histoire, histoire de l'art, archéologie et fonds d'archives, travaille chaque jour à l'enrichissement des informations.

L'immeuble situé au 3 rue Ozenne a été construit pour le docteur Bernardin d'après les plans déposés au service d'hygiène de la ville en 1912. Cet édifice est aussi intéressant pour sa façade néogothique du début du 20e siècle que pour le décor de lambris de la pharmacie datant du 18e siècle. La façade et l'officine de pharmacie ont été protégés au titre des Monuments historiques. Elévation antérieure, 3 rue Ozenne, Friquart Louise-Emmanuelle ; Krispin, Laure 20093101212NUCA (c) Ville de Toulouse ; (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées

L'inventaire du patrimoine


L'inventaire du patrimoine architectural et mobilier de Toulouse depuis plus de 20 ans

Elle a été rendue possible grâce au partenariat entre la Ville et l'État dans un premier temps, puis entre la Ville et la Région à la suite de la décentralisation de la mission d'Inventaire général du patrimoine culturel en 2006.

Le 1er partenariat (1991-1993) : une expérimentation réussie

Une première convention entre la ville de Toulouse et l'État est signée en 1991 afin de réaliser l'inventaire préliminaire du patrimoine architectural des faubourgs de la ville. La démolition de maisons dans les faubourgs, dont les mesures de protection étaient en cours, a suscité l'indignation de nombreux habitants. La municipalité de Toulouse a souhaité unir ses efforts à ceux de l'État pour identifier le patrimoine de qualité. A l'époque, la présence d'un secteur sauvegardé en cours d'étude permettait de surveiller l'évolution du centre historique (situé à l'intérieur des boulevards) mais les outils de connaissance pour les faubourgs étaient beaucoup plus fragmentaires.
La méthode pour fournir rapidement au gestionnaire des informations significatives a été conçue pour appréhender le développement urbain et permettre l'étude de l'architecture. Après une recherche documentaire préliminaire (reproduction des plans de Toulouse, recherches bibliographiques et archivistiques), l'équipe du service de l'Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles Midi-Pyrénées (DRAC) a effectué un recensement exhaustif du bâti antérieur à 1940.
Une fiche de recensement a été mise au point pour analyser l'ensemble du bâti. Elle permettait d'identifier chaque édifice par sa fonction, par ses caractéristiques architecturales principales et par des informations historiques minimales (datation, auteur de l'oeuvre…).
Arrivé à son terme le 31 décembre 1993, le partenariat État/Ville de Toulouse a permis la création d'une base de données géoréférencée sur le cadastre de la ville du patrimoine bâti des faubourgs antérieur à 1940. Environs 25 000 fiches d'identification patrimoniale ont été produites. Les données collectées, en plus de fournir des informations historiques sur l'évolution de la ville, avaient également pour but d'apporter une aide précieuse à la gestion des autorisations d'urbanisme délivrées par les services de la Ville.
De 1994 à 2003, le service de l'Inventaire a poursuivi le recensement des édifices de la ville, en se consacrant notamment à certaines thématiques (grands ensembles, édifices à pans de bois,…). Des études ont également été réalisées sur quatre quartiers (les Amidonniers, le Busca, l'Ile du Ramier et le Mirail). Ces travaux ont été menés en poursuivant un échange régulier des données avec le service de l'urbanisme.
C'est ainsi que la Drac et la Ville de Toulouse se sont accordées sur la nécessité de travailler conjointement à l'achèvement de ces études sur les faubourgs et à les enrichir de données relatives au centre historique, afin d'atteindre une connaissance globale et synthétique du patrimoine toulousain, de le protéger, de le mettre en valeur et de le faire connaître à un large public.

Le second partenariat (depuis 2003) : un travail scientifique et opérationnel méthodique

Mis en place en 2003, ce second partenariat, toujours en vigueur dans le cadre de conventions pluriannuelles Ville/État puis, à partir de 2006 Ville/Région, a plusieurs objectifs. En premier lieu, le recensement du territoire de la commune de Toulouse a été poursuivi en effectuant le repérage du centre ancien et en réalisant des études monographiques sur des édifices caractéristiques. Le second objectif  a été la création d'un outil informatique commun, Urban-Hist, rassemblant tous les acteurs du patrimoine (services de l'inventaire, des monuments historiques et de l'archéologie au niveau de l'État ; Archives, Urbanisme et les musées au niveau de la ville). Pour cela trois chargés de mission ont été recrutés : deux chargés de mission de l'inventaire et un chef de projet SIG et multimédia. En outre, des actions de valorisation et de médiation sur le patrimoine toulousain ont été entreprises.

Le centre historique a fait l'objet à son tour d'un inventaire préliminaire aboutissant à la création d'une fiche descriptive et historique par édifice pour l'intégralité du bâti, selon des normes dictées par le Ministère de la Culture (Systèmes descriptifs de l'inventaire du Patrimoine), accompagnée au minimum d'une photographie. De nouveaux outils ont été mis à la disposition des chercheurs pour la phase de recensement du centre historique : les cadastres anciens ont été numérisés et recalés sur le cadastre actuel par les Archives municipales, permettant ainsi d'affiner l'enquête sur le terrain.

Depuis 2010, la mission d'inventaire du patrimoine a évolué. La collaboration active avec la Direction de la planification urbaine de la Direction générale du développement urbain et durable de la mairie de Toulouse a entraîné de nouvelles missions. Dans le cadre des déclarations préalables, permis de démolir et permis de construire, les chargées de mission de l'inventaire établissent des diagnostics patrimoniaux sur les édifices concernés. D'autre part, les éléments bâtis d'intérêt patrimonial sont recensés dans les périmètres des Orientations d'Aménagement et de Programmation (OAP). Enfin, une opération pilote a été lancée sur le quartier de Croix-Daurade dans le but de mettre à jour le recensement et de sélectionner les éléments bâtis à protéger dans le Plan Local d'Urbanisme (PLU).
Dans une ville comme Toulouse soumise à un tel renouvellement urbain, la connaissance historique et artistique apportée par l'inventaire est primordiale : connaître pour protéger mais aussi connaître pour mieux évoluer.

A côté de la collaboration avec les services de l'urbanisme de la Ville, les chargées de mission de l'inventaire poursuivent le recensement, l'étude et la valorisation du patrimoine architectural de Toulouse.

La Région Midi-Pyrénées, devenue maître d'ouvrage en matière d'inventaire suite à la loi n° 2004-809 du 13 août 2004, garantit la validation scientifique de l'opération et contrôle la conformité des notices.

Les données actuelles en chiffres :

  • 33 101 fiches d'identification patrimoniale sommaires ou détaillées selon les cas (fiches Mérimée) ;
  • dont 25 000 fiches contenant des informations minimales sur chaque édifice recensé et géoréférencé sur le cadastre de la ville du patrimoine bâti des faubourgs antérieur à 1940 ;
  • dont 3 868 fiches de recensement sur les édifices du centre ancien ;
  • dont 3 426 fiches détaillant l'histoire et la composition architecturales des bâtiments des plus modestes aux plus remarquables dont 183 fiches sur les monuments historiques ;
  • 177 fiches d'identification d'objets mobiliers (fiches Palissy) ;
  • 43 062 photos illustrant les fiches d'inventaire ;
  • 6 dossiers ou animations multimédia réalisés sur les quartiers du Busca-Monplaisir, de l'Ile du Ramier, le monument à la gloire des combattants de la Haute-Garonne, la place des Carmes, la place Saint-Étienne et les monuments aux morts de la guerre 1914-1918.

La carte archéologique


Les périmètres des quelques 400 opérations archéologiques effectuées sur la commune de Toulouse et contrôlées administrativement par les services de l'Etat depuis la mise en place de la loi de 1941, ont été cartographiés et complétés par des notices synthétiques et les éléments iconographiques conservés dans les archives. Ils sont consultables dans la couche Fouilles archéologiques sur le site Urban-Hist.

La couche "Vestiges connus de Tolosa" localise les éléments supposés ou vus de la période antique dans la ville (1er au 5e siècle après JC). On visualise le rempart antique, les portes nord et sud, le théâtre, le capitolium, l'aqueduc, le palais des rois Wisigoths...

La carte des entités archéologiques (en cours de réalisation) détaillera et localisera précisément les résultats scientifiques des opérations archéologiques récentes grâce aux rapports de fouilles, mais aussi les découvertes connues depuis le XVIIe siècle. Ces entités peuvent être liées hiérarchiquement entre elles. La mise à jour sera progressive et les prévisions font apparaître un potentiel de plus de 1 000 entités.

Les données d'archives


Les cadastres anciens : 1680 et 1830

Les Archives de Toulouse sont riches de nombreux cadastres, arpentements et même de registres d'estimes. Un choix naturel s'est imposé, celui de sélectionner des cadastres comprenant à la fois les matrices (textes décrivant les parcelles et leurs propriétaires) et des plans détaillés (représentations géographiques d'un ensemble de parcelles).

C'est ainsi que le cadastre de 1680 - qui se trouve être le plus ancien cadastre d'une ville européenne doté dans sa totalité de plans joints - a été choisi. Il présente l'avantage d'offrir dans ses matrices les mutations de propriétés depuis sa confection jusqu'en 1794.
On y a joint l'incontournable cadastre « Napoléonien » (1830), qui reste le premier cadastre établi à l'échelle du pays. Ses matrices sont des états de section, c'est-à-dire que seuls les propriétaires de 1830 sont signalés, sans qu'aucune mutation ultérieur n'y ait été portée.
Toutefois, ces deux cadastres ont été abordés de la même manière. Les informations contenues dans les volumes de matrices ont été retranscrites et entrées dans une base de données. Pour chaque parcelle, il a été saisi l'ensemble des données comprenant les informations relatives aux biens et aux personnes successives qui les ont possédés (le caractère systématique des informations le permet). Les plans, quant à eux, ont été numérisés, puis recalés géographiquement grâce à un logiciel SIG. A partir de ce recalage, les parcelles ont été retracées numériquement. Tout ce travail est particulièrement long et fastidieux, mais les analyses et traitements possibles ensuite sont très riches d'enseignements et ne seraient pas possibles sans cela.
Grâce à Urban-Hist, les informations transcrites dans la base de données peuvent être reliées à chaque parcelle et permettent à l'utilisateur de retrouver toutes les propriétés d'une même personne et de les localiser précisément. Inversement, un simple clic sur une parcelle donnée indiquera ses propriétaires successifs.
Ces cadastres rendent compte de ce qu'était Toulouse à ces époques. On peut ainsi étudier l'évolution urbaine de la ville, dans sa structure mais aussi ses usages.
Loin d'être un outil figé, cette fonction d'Urban-Hist devra continuer à se développer. Ainsi les cadastres de 1550 (simple arpentement sans mutation) et 1571 (avec mutations jusqu'en 1680) ont déjà commencé à être dépouillés.  

Et hier, c'était comment ?

En  un clic sur cette icône sur la carte, accédez à une illustration, une photographie, une gravure de ce lieu autrefois... La couche "Toulouse d'hier" raconte l'histoire de Toulouse en images. Il suffit de regarder.

 

 

 

 

 

 

Vue aérienne de la place du Capitole, vers 1963. Archives municipales de Toulouse, 9 Fi 4081.