Philippe PICOT DE LAPEYROUSE

Picot de lapeyrouse.1812. Buste de Bernard Griffoul-Dorval, sculpture en terre cuite, 53 x 74 x 28 cm. Ville de Toulouse, Musée des Augustins, 86 5 1.
Fonction Début Fin
Maire 25/04/1800 21/07/1806

Biographie

Né le 20 octobre 1744, mort le 17 octobre 1818 à Toulouse.

Famille de négociants arrivée à la noblesse par le capitoulat au XVIIIe siècle. Fortune considérable. Avocat général près la chambre des Eaux et Forêts au parlement de Toulouse.

Professeur d’histoire naturelle à l’École centrale de la Haute-Garonne, à l’École des mines de Paris (1795), puis à l’École spéciale des sciences de Toulouse (1803), qui devient la faculté des sciences ; il en est le doyen en 1811.

Mandats publics :

  • conseiller général, nommé le 24 prairial an VIII (13 juin 1800) ; remplacé le 9 messidor an IX (28 juin 1801) par M. Astre ; rentré le 10 mai 1815, sorti le 7 juillet 1815 ;
  • député, élu à la Chambre des députés pendant les Cent-Jours.

Autres responsabilités : président de l’administration du district de Toulouse en 1791-1792. Garde national, il est cependant incarcéré sous la Terreur, le 19 octobre 1793, au motif qu’il serait « partisan du fédéralisme et président d’une section fédéraliste » ; sauvé par le 9 thermidor, il doit attendre le 24 brumaire an III pour être libéré, après quatorze mois de détention.

  • inspecteur des mines de France (1794-1795) ;
  • membre du collège électoral (1804) ;
  • membre des académies des sciences de Turin et de Stockholm ;
  • membre de la Société des amis de la nature de Berlin ;
  • membre de la Société royale et centrale d’agriculture de la Seine ;
  • secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres ;
  • mainteneur des Jeux floraux ;
  • membre de l’Institut national ;
  • organise l’observatoire, le jardin des Plantes et le muséum d’histoire naturelle ;
  • franc-maçon, membre de la loge de la Sincère Amitié (1814).

Chevalier de l’ordre royal de la Légion d’honneur, nommé baron de l’Empire par décret impérial du 1er mars 1808.

Source : mémoire de DEA d’Isabelle Bonafé, 569/1 et 2 (cote Archives municipales de Toulouse).

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