Plans anciens
Une collection exceptionnelle, de 1493 à 1950
Les Archives conservent une collection exceptionnelle de plans et de représentations cartographiques de la ville, couvrant plus de quatre siècles d’histoire urbaine. Ces documents, bien au-delà de leur intérêt graphique, constituent de véritables témoins de l’évolution de Toulouse : ses transformations architecturales, ses chantiers, ses crises, et son expansion progressive hors les murs.
L’ensemble de ces plans est consultable dans la base de données des Archives. Les images sont disponibles en téléchargement libre dans l’album Flickr « Toulouse en vue(s), l’album 1515-1941 ».
De la gravure au premier plan géographique (1493 – fin du XVIIe siècle)
Les premières représentations de Toulouse relèvent davantage de la représentation que de la cartographie. Elles visent moins à décrire fidèlement la ville qu’à en célébrer les monuments et l’identité.
Ces deux versions d’une même gravure sur bois représentent, comme l’indique le titre « Tolosa », la ville de Toulouse. Elles sont extraites de la Chronique de Nuremberg écrite par Georges Braun en 1493. Ce livre allemand est composé de descriptions des grandes villes d’Europe.
Sur cette représentation de la ville de Toulouse, des détails font penser à une ville orientale — ainsi le croissant de lune sur les clochers. Hartmann Schedel a utilisé la même gravure pour décrire plusieurs villes. Nous sommes donc en présence d’un document qui ne représente pas de façon réaliste cette ville à la fin du XVe siècle.
Cette gravure sur bois illustre l’ouvrage Gesta Tholosanorum écrit en 1515 par Nicolas Bertrand. Il s’agit d’une vue cavalière de la ville de Toulouse.
Au centre, trois personnages sont représentés. Deux d’entre eux bâtissent un mur tandis que le troisième, couronné, revêtu d’un manteau à parement et collet d’hermine, avec un sceptre dans la main droite, montre du doigt la construction. Il s’agit du roi Lemosin, fondateur mythique de la ville, accompagné de deux artisans-maçons.
Cette gravure ne représente pas la ville de manière fidèle. L’image de petite taille laisse peu d’espace pour la dessiner en totalité, c’est pourquoi l’auteur s’est attaché à représenter ses monuments les plus caractéristiques. Certains sont reconnaissables comme le Château Narbonnais avec ses tours et ses moulins, la cathédrale Saint-Étienne, l’église Saint-Sernin et celle de la Dalbade, mais aussi les moulins du Bazacle qui enjambent partiellement le fleuve.
La Garonne est franchie par un pont couvert, celui de la Daurade. Cet unique pont relie le faubourg Saint-Cyprien à la ville. Dans ce faubourg, l’église Saint-Nicolas domine les bâtiments conventuels des Feuillants et Feuillantines, ainsi que l’hospice Saint-Jacques qui se trouve à gauche de l’église. Enfin cette gravure offre une vision des remparts qui ferment la ville à cette époque.

Melchior Tavernier, originaire d’Anvers, était marchand d’estampes et de cartes géographiques à Paris, dans la première moitié du XVIIe siècle. Cette eau-forte est le premier plan de la ville alliant une représentation géographique et une représentation figurative. Sur ce plan détaillé, les édifices sont dessinés en perspective et les plus importants sont identifiés grâce à une légende. Par ailleurs, les noms des rues y sont portés. Le blason de la ville de Toulouse est placé en haut à gauche de la gravure.
Ce plan, daté et signé, a été de nombreuses fois copié et contrefait, comme dans la version aquarellée que nous présentons où des décors ont été ajoutés autour de la légende. Le cœur de la ville est, à l’image des villes médiévales, un nœud de petites rues tortueuses et d’édifices pour la plupart religieux.
En 1631, la Garonne est traversée par trois ponts : le pont de Clary, ou pont de bois, le Pont-Neuf, et le pont couvert de la Daurade. Celui-ci, construit au XIIe siècle, est régulièrement abîmé par les crues de la Garonne. En 1631, il est réparé en attendant que le Pont-Neuf soit terminé. En 1639, sa démolition est commencée.
La première pierre du Pont-Neuf est posée le 7 janvier 1544 et il est ouvert à la circulation en 1632. Lorsque Melchior Tavernier dessine ce plan, le Pont-Neuf est donc encore en travaux. Devant leur lenteur, les capitouls décident en 1613 la construction d’un pont de bois provisoire : il s’agit du pont de Clary, qui relie l’île de Tounis à la rive gauche.
La ville est contenue dans une enceinte, mais il faut noter la présence extra-muros de « moulins à roue pour arroser les jardins ». Les portes de la ville sont représentées, mais avec une erreur : l’auteur a inversé dans sa légende la porte de Muret et la porte de l’Isle, dans le faubourg Saint-Cyprien.
Gravure de la métropolitaine ville de Toulouse Université et siège du parlement de Languedoch.
Cette gravure de Boisseau datant de 1645, à l’eau-forte, offre une représentation en perspective cavalière de la ville de Toulouse. Quelques noms de rue sont notés sur le plan et une légende dresse la liste des principaux édifices. Le blason de la ville de Toulouse est placé en haut à gauche de la gravure.
Il est évident que ce plan est une copie du plan Tavernier, les nombreuses similitudes entre les deux permettant de l’affirmer. De plus, il comporte des erreurs chronologiques : l’auteur a dessiné le pont de bois, le pont de la Daurade et le Pont-Neuf. Or en 1645, le pont de bois, ou de Clary, n’existe plus, ayant été détruit en 1636 par la crue de la rivière. Le pont de la Daurade a également disparu : il n’en reste plus alors que quelques piles.
En outre, l’erreur d’inversion des portes de Muret et de l’Isle, déjà présente sur le plan de Melchior Tavernier, se retrouve encore sur ce plan. Cette gravure n’est donc pas une représentation fidèle de Toulouse en 1645.

C’est un plan de Nicolas Berey datant de 1663, en vue cavalière, gravé sur deux feuilles, dont l’une se trouve au musée Paul-Dupuy et l’autre au musée du Vieux-Toulouse.
Il est inspiré du plan de Boisseau ainsi que de celui de Melchior Tavernier. En effet, les ponts de la Daurade, de bois, ou de Clary, et le Pont-Neuf sont représentés. Or en 1663, seul le Pont-Neuf était en activité, les deux autres ayant été détruits. Comme sur le plan Tavernier et le plan Boisseau, les portes de Muret et de l’Isle à Saint-Cyprien sont inversées.
Ce plan est intéressant par ses nombreux détails. Il est habité de multiples petits personnages qui donnent de la vie à la ville. L’auteur a également représenté les vestiges des arcs de l’aqueduc romain au premier plan.

Ces deux gravures quasi identiques posent des problèmes de datation et d’auteur. C’est une vue cavalière de la ville de Toulouse.
La gravure 45 Fi 288 est signée par l’imprimeur J.B. Poilly. Mais la seconde, 45 Fi 74, en couleur, n’est pas signée. Celle-ci semble être une copie de la première, mais le sens est inversé : le nord est à droite au lieu d’être à gauche. Les légendes ne sont pas les mêmes. Les édifices sont pour la plupart difficilement identifiables. La légende permet de repérer quelques monuments, mais il semblerait que certains soient mal positionnés — ainsi la cathédrale Saint-Étienne.
Il est possible de donner une datation approximative par rapport à l’histoire des ponts. En effet, le Pont-Neuf est le seul représenté. Le pont de la Daurade a été détruit en 1639, et sur ces gravures nous pouvons en voir les ruines. De plus, l’arc de triomphe du Pont-Neuf est en place : flanqué de deux tours, il a été construit en 1642 pour donner une entrée monumentale à la ville de Toulouse. Ces gravures sont donc postérieures à cette date.
De nombreuses versions de ce plan existent, mais elles ont toutes des différences, principalement dans les décors au premier plan.
L’ère des ingénieurs et des projets urbains (1772 – 1847)
À partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, la cartographie toulousaine entre dans une nouvelle ère : les plans deviennent des outils au service de l’aménagement urbain. La ville commence à s’ouvrir et à se transformer profondément.
Ce plan est réalisé par des ingénieurs géographes du roi. Il est le premier à intégrer le relief par des hachures. Il comprend également une légende des principaux monuments, portes et places, une table de triangulation et les armoiries des Talleyrand-Périgord. La ville de Toulouse est toujours enfermée dans son enceinte.
De 1667 à 1681, « le Canal Royal qui joint les deux mers », le canal du Midi, est construit. Sur le plan, on remarque qu’il suit le dessin de l’enceinte de la ville. Sa forme tortueuse s’oppose à la ligne droite du « Nouveau Canal », le canal de Brienne, qui réunit le Canal Royal et la Garonne en amont du Bazacle.
Malgré les rues tortueuses héritées du Moyen Âge, la volonté d’alignements et de grandes allées se fait sentir. Ainsi, à Saint-Cyprien, la rue Chayredon, actuelle rue de la République, et la place triangulaire du même nom sont tracées dans l’alignement du Pont-Neuf vers 1640. Une promenade ombragée est installée le long de la rive gauche de la Garonne en 1759, le Cours Dillon. Saint-Cyprien est le premier quartier à prendre des allures modernes.
Mais c’est avec les projets de Mondran, président de l’Académie de peinture, sculpture et architecture, que Toulouse se modernise. La promenade organisée autour d’un ovale, le Grand Rond, d’où partent cinq allées, est réalisée au sud-est de Toulouse, hors de l’enceinte, entre 1752 et 1754. Cette promenade plantée d’ormeaux donne à Toulouse une apparence de « ville verte ».
Au centre de la ville, entre 1730 et 1741, un espace est dégagé afin de créer la place Royale, actuelle place du Capitole. La façade de l’hôtel de ville est reconstruite par l’architecte Guillaume Cammas de 1751 à 1759. Mais il faudra attendre le XIXe siècle pour que cette place prenne la dimension et l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui.

Ce plan témoigne des grands travaux de voirie : prolongements de rues, création de quais, aménagement des lices en allées de platanes. La légende indique les principaux édifices et noms de rues par subdivision. C’est une période de grands changements pour la ville.
De 1777 à 1789, de nombreux travaux sont effectués dans le quartier Saint-Cyprien afin d’aménager une nouvelle porte. La rue du Chayredon est continuée jusqu’au rempart et prend le nom de Grande-rue Saint-Cyprien, actuelle rue de la République. La porte de l’Isle est élargie et flanquée de deux statues et, de part et d’autre de celles-ci, sont dessinées deux places, la place Intérieure Saint-Cyprien et la place Roguet. Au-delà, une avenue, actuelle avenue Étienne-Billières, bordée d’arbres, mène à la Patte d’Oie, d’où partent trois autres avenues rejoignant les routes d’Auch, de Lombez et de Seysses. Les lices, le long des remparts, sont transformées en allées bordées de platanes : les allées de Garonne, actuelles allées Charles-de-Fitte.
En 1766, les États du Languedoc décident de border la rive droite de la rivière de quais, du Pont-Neuf au Bazacle. Les quais de la Daurade, de Brienne et Saint-Pierre sont construits de 1767 à 1777. Au centre de la ville, la place Royale trapézoïdale se régularise.
Enfin, les abords extérieurs de l’enceinte sont aménagés en boulevards ombragés. Les remparts s’ouvrent progressivement, et les faubourgs se développent le long des routes et des chemins qui partent de la ville. Mais cette évolution rapide de l’urbanisme va être ralentie par la Révolution de 1789.

Avec les deux plans de Joseph Vitry, la ville entre de plain-pied dans l’ère des projets. En 1815, les nouveaux boulevards sont tracés le long des remparts et alignés avec les allées du Boulingrin, actuel Grand Rond. On note également le tracé de la future place Villeneuve, actuelle place Wilson, et des allées du même nom, actuelles allées Jean-Jaurès, ainsi que la régularisation de la place Royale. À Saint-Cyprien, les allées de Garonne sont aménagées en axe de circulation.
La ville de Toulouse entre dans une période d’ouverture. Le tissu urbain change au profit de grandes allées et de places publiques. Ainsi le couvent des Carmes et les bâtiments conventuels de Saint-Sernin sont détruits afin d’ouvrir des espaces publics. Cette décision est prise à la suite de la visite à Toulouse de Napoléon. Le 27 juillet 1808, il rend un décret sur la réhabilitation des bâtiments religieux. De même, le couvent des Chartreux devient un parc d’artillerie et l’arsenal, le couvent des Augustins abritera le Musée et l’école des Beaux-Arts, et le couvent des Bénédictins, la Manufacture nationale des Tabacs.
En 1825, la place Lafayette et les allées Lafayette sont construites, ainsi que les boulevards Napoléon et Saint-Aubin. L’alignement entre le boulevard d’Arcole et le boulevard d’artillerie est encore en projet. À Saint-Cyprien, les nouveaux abattoirs sont construits sur les plans d’Urbain Vitry en 1827, ainsi que le château d’eau en 1821 au bout du Cours Dillon.
Enfin de nouveaux projets ont vu le jour, notamment pour franchir la Garonne : les projets du pont Saint-Pierre, du pont Saint-Michel et d’un pont au bout des allées de Garonne sont dessinés.

Le plan géométrique de Bellot témoigne de l’aboutissement de cette phase : les boulevards sont pratiquement terminés, mise à part la zone de la rue Saint-Aubin. Ce dernier quartier est en projet de restructuration autour d’une nouvelle église.
Afin de prolonger les quais le long de la Garonne et de protéger Toulouse des inondations, un quai sur l’île de Tounis et un autre sur la rive gauche, entre l’Hôtel-Dieu et l’hospice de la Grave, sont prévus. Le tracé de la ligne de chemin de fer Bordeaux-Sète est également en projet au-delà du canal du Midi.
Le futur canal d’irrigation et de navigation des Pyrénées situé au sud du quartier Saint-Cyprien ne verra jamais le jour. À l’ouest de ce quartier, dans le prolongement du Polygone d’artillerie, près de la Patte d’Oie, un hippodrome est installé.
Les faubourgs compris entre l’enceinte et le canal du Midi se développent. Le Jardin des Plantes est aménagé aux abords du Boulingrin ainsi que l’École de Médecine. Au bout des allées Lafayette, au pied du coteau, l’École Vétérinaire est installée et inaugurée en 1835. Sur les hauteurs de Jolimont, l’Observatoire est construit à côté de l’Obélisque de 1815. Enfin le cimetière de Terre-Cabade est aménagé sur le versant sud en 1837. En 1844, au bout de l’allée Saint-Michel, le pont suspendu du même nom est mis en service.
Cette période marque l’ouverture de la ville de Toulouse vers l’extérieur : les remparts disparaissent entièrement à la suite de l’aménagement des faubourgs et des boulevards.

Une ville en pleine expansion (1860 – 1950)
La seconde moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle voient Toulouse prendre le visage qu’on lui connaît aujourd’hui. Les plans de cette période reflètent à la fois les grandes transformations haussmanniennes, les drames — la crue de 1875 — et l’essor industriel et démographique de la ville.
Ce plan illustre l’emprise croissante du chemin de fer et l’achèvement des grandes places, Saint-Sernin et Capitole. Il est « dressé par Justin Jourdan d’après les meilleurs documents et l’étude sur le terrain des alignements et changements exécutés ou officiellement projetés. Dessin et lithographie de P. Rivière, rue de la Pomme, 28. Se vend chez l’auteur rue du Taur, 25, et chez tous les libraires. »
Sur la gauche, le tracé du chemin de fer de Bordeaux à Sète est représenté. Les cartouches illustrent différents édifices symboliques de la ville : cour du Lycée impérial, salle du petit Consistoire, hôtel de Pierre, façade du Capitole, gare de chemin de fer inaugurée le 16 avril 1856. La place et les allées Lafayette changent de nom et deviennent place et allées Louis-Napoléon.
Le quartier Saint-Aubin est réorganisé autour de la place et de l’église Saint-Aubin. Un projet d’alignement des boulevards dans ce quartier est tracé. La place Saint-Sernin et la place du Capitole sont terminées. Les quais de Tounis et de la rive gauche sont en place. Un pont suspendu est construit entre la place Saint-Pierre et le quai près de l’hospice de la Grave. La ville perd peu à peu son allure médiévale.

La couleur bleue indique la partie de la ville submergée par la crue de la Garonne. En rouge sont représentés tous les bâtiments ayant subi des dégâts. Le quartier Saint-Cyprien est très touché. Le pont Saint-Pierre et le pont Saint-Michel n’ont pas résisté à la force des eaux.
Le nouveau quartier d’artillerie est construit à côté du quartier neuf d’artillerie, actuel Compans-Caffarelli. La gare et le chemin de fer se développent. La prison départementale est construite dans le quartier Saint-Michel.
Sur ce plan, on note la réalisation de deux grands axes au centre de la ville : la rue de Metz dans l’alignement du Pont-Neuf, et la rue d’Alsace-Lorraine. Celle-ci n’est construite qu’en partie : elle part de la place Rouaix et va jusqu’au Capitole, le projet de prolongement jusqu’au carrefour Matabiau étant tracé.

La figure de la ville à la fin du XIXe siècle est lisible à travers un plan de l’Atlas national, Collection unique : 250 plans de villes françaises et étrangères édité chez Fayard. Le plan a été gravé par R. Hausermann.
Il est postérieur à 1875 car le boulevard Saint-Aubin est tracé. Le boulevard du 22-Septembre a pris le nom de boulevard de Strasbourg en 1878. La place du marché au bois, installée dans l’espace dégagé par le tracé des boulevards, devient la place Victor-Hugo en 1886. Ces différents indices permettent de dater ce plan de la fin du XIXe siècle.
Au centre de la ville, les espaces publics se développent, à l’image du square installé à l’arrière du Capitole. La ville ne cesse de grandir et s’étend au-delà du canal.

Ce plan a été dressé et dessiné par Léon Laffont. Il esquisse la ville du XXe siècle : le projet d’un nouveau pont des Amidonniers est tracé pour réunir les allées de Garonne et le boulevard Lascrosses. La ville commence à adopter le visage qu’elle a aujourd’hui.
Cette modernisation a lieu grâce à l’impulsion donnée par le développement de la gare et des chemins de fer départementaux et nationaux. Des équipements sont installés dans les faubourgs, comme le réservoir de Périole — aujourd’hui les Archives — ou encore la halle Roguet à Saint-Cyprien.

La ville se modernise. Les rues et les places portent les noms qu’elles ont encore aujourd’hui : c’est le cas de la place Wilson et des allées Jean-Jaurès, ou encore des allées Charles-de-Fitte, anciennes allées de Garonne. Les quartiers d’artillerie du boulevard Lascrosses prennent les noms de caserne Compans et caserne Caffarelli.
Le pont des Catalans est mis en service en 1913. Un Stadium et un parc municipal des sports sont installés sur l’île du Ramier. La gare prend de plus en plus d’importance, comme la Cartoucherie et la Manufacture nationale des Tabacs, existant depuis 1875. L’espace entre les boulevards qui suivent les anciens remparts et le canal du Midi ne suffit plus à la population de Toulouse : de nouveaux quartiers sont créés au-delà du canal.








